Variété : Valeriana officinalis L

Famille des Valerianacées

Partie utilisée : RACINE


Principales Indications :

troubles du sommeil, l'anxiété et l'agitation nerveuse.


DESCRIPTIF

La valériane possède un rhizome vertical gris-jaune, recouvert de longues racines épaisses. La tige, qui peut atteindre 1 mètre, est cylindrique, creuse, cannelée, dressée, un peu rameuse au sommet. Les feuilles, opposées, sont profondément divisées en un nombre variable selon la sous-espèce, impair, de folioles oblongues, pointues, largement ciselées. Les fleurs, irrégulières, sont petites et de couleur blanc rosé. Elles sont visibles de mai à août, groupées en corymbes à l'extrémité de la tige.

Le fruit est un akène ovale, surmonté d'une aigrette plumeuse.

La valériane a la réputation d'attirer les vers de terre, ce qui améliore le sol et pulvérisée, elle constitue un excellent tonique pour les végétaux.


HISTORIQUE

Hippocrate, Dioscoride et d'autres auteurs anciens recommandaient la valériane dans diverses indications. Les anciens Romains l'employaient pour combattre les palpitations et l'arythmie. Au Moyen Âge, la célèbre abbesse et herboriste allemande Hildegarde de Bingen recommandait la valériane comme tranquillisant et somnifère.

Dès la fin du XVIe siècle, les Européens ont commencé à l'employer pour soigner l'épilepsie. De leur côté, les Amérindiens calmaient les convulsions épileptiques en prisant de la poudre de racines de valériane et l'utilisaient également pour soigner les blessures.

Le recensement des usages de la plante qui n'a cessé d'être utilisée au cours des siècles est difficile tant on lui a attribué de “ vertus ” : un survol rapide des ouvrages de matière médicale et de thérapeutique — ou de botanique médicale — montre que les médecins lui attribuaient des propriétés variées, souvent contradictoires — un véritable "“ guérit-tout ”, une herbe de tous les maux. On attribuait aussi à la valériane le pouvoir de chasser les elfes.

La valériane a été très consommée au cours des deux guerres mondiales, pour traiter les différents traumatismes nerveux subis par les combattants

Son appellation d'“herbe aux chats ” est due à l'attirance de ces animaux pour son odeur : alors qu'elle semble agir comme un calmant sur l'homme, son influence est inverse sur les chats. En fait, elle provoquerait un état proche de l'euphorie éthylique ou cannabique chez ces félins.


COMPOSANTS

Les principaux constituants isolés de la racine sont les suivants :

* Acides sesquiterpéniques. On considère aujourd'hui que les composants les plus importants de la valériane sont des sesquiterpènes non volatils, acides : acide valérénique, acide acétoxy-valérénique, etc. Pour entrer dans la composition de médicaments à base de plantes, la racine de valériane et ses préparations doivent contenir une quantité minimale de ces acides sesquiterpéniques, teneur fixée par la Pharmacopée européenne (par exemple, 0,10 % pour la racine coupée) ;

* Valépotriates. On désigne sous ce terme des esters de l'acide isovalérique et d'un trialcool de structure monoterpénique. Ces composés sont très instables et sont généralement absents des préparations à usage pharmaceutique. C'est l'acide isovalérique libéré par l'hydrolyse des valépotriates qui est responsable de l'odeur désagréable des organes souterrains de cette plante ;

* Huile essentielle. Cette fraction volatile de la racine renferme des monoterpènes (acétate de bornyle, camphène)) et de nombreux sesquiterpènes (valérénal, valéranone, esters, etc.). Sa composition est très variable (facteurs génétiques et environnementaux) ;

* Lignanes, flavonoïdes, acide gamma-aminobutyrique, etc.


PROPRIETES

La racine de valériane est réputée sédative. Une majorité d'auteurs attribue actuellement cette activité aux acides sesquiterpéniques : divers travaux montrent l'affinité, in vitro, des extraits de valériane pour les récepteurs au GABA. Les données recueillies chez l'animal montrent une activité sédative, anxiolytique, potentialisatrice des barbituriques.



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